Histoire

Cité millénaire du Haut Anjou, Château-Gontier s’est édifiée autour de la Mayenne. La rivière est passée au cours des siècles, d’un rôle stratégique prédominant à une fonction économique privilégiée. Au XIe siècle, le choix de ce site répond à un impératif : défendre et contrôler un point de passage obligé sur la Mayenne entre l’Anjou, le Maine et la Bretagne. La ville se construit sur les hauteurs de la rive droite, autour du château, qui protège le passage à gué, puis s’étend au XIIe siècle sur la rive gauche.

Prêtant sa force motrice aux moulins, permettant des activités comme la tannerie et la blanchisserie, axe commercial essentiel à partir du XVIe siècle, la rivière encourage l’essor d’une grande bourgeoisie locale, enrichie par l’industrie des toiles de lin. Marche militaire au nord de l’Anjou, puis siège d’un château fort vers 1007 par le comte d’Anjou Foulques III Nerra, le site de Château-Gontier occupe une place stratégique dans le Haut Anjou médiéval. L’édification du château au sommet de l’éperon rocheux dominant la rivière, l’existence à proximité, d’une communauté de moines bénédictins de l’abbaye Saint-Aubin d’Angers, regroupée autour du prieuré et l’église Saint-Jean-Baptiste… de cette conjoncture est née la ville de Château-Gontier sur la rive droite de la Mayenne.

Dès le XIIe siècle, un nouveau quartier « le faubourg » se développe sur la rive gauche, riche en fondations religieuses (couvent des Ursulines au XVIIe siècle, hôpital Saint-Julien au XIXe siècle). Le commerce et les échanges prospèrent, liés au carrefour de voies de communication et principalement à la rivière la Mayenne. Château-Gontier conserve peu de vestiges antérieurs au XVe siècle : la période qui suit la guerre de Cent Ans favorise le renouveau du bâti dans une structure urbaine qui évolue peu, prisonnière de l’enceinte fortifiée et d’un parcellaire étroit et dense. La majorité des rues n’ont jamais été modifiées, ici subsistent de nombreuses maisons à pan de bois.

Au XVIIe siècle, l’implantation des institutions royales (Présidial, Election, Grenier à sel) donne un second souffle à la ville, c’est aussi l’époque du démantèlement des remparts et de ce qui reste du château. Au XVIIIe siècle, le développement de l’activité économique supplante le rôle moteur du pouvoir institutionnel. L’industrie de la toile de lin apporte la richesse aux bourgeois, qui se font construire de somptueux hôtels particuliers : architecture de tuffeau, proche des modèles ligériens puis parisiens.

Au XIXe siècle, la ville connaît une expansion extraordinaire (construction des quais, de la voie ferrée…) et se dote d’édifices néo-classiques et art déco (hôpital Saint-Julien, villas de la gare). Au milieu du XXe siècle, la ville s’étend hors de ses frontières séculaires et s’enrichit de nouveaux quartiers.

Depuis 1990, une fusion a entraîné la création de la commune de Château-Gontier Bazouges. La ville, qui mène depuis vingt ans une ambitieuse politique de mise en valeur du patrimoine, s’est dotée d’un secteur sauvegardé de 66 hectares et d’une ZPPAUP de 58 hectares.
 
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